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VIH/ Sida : Les donneurs de sang bénévoles recrutés dans les églises de Kinshasa ne font pas exception

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Les chercheurs Tshinguta L.C. du service de Sérologie du Laboratoire vétérinaire de Kinshasa, Abdala B.T. du Service de Microbiologie de l’Institut Technique Médical Kimbanguiste (ITMK), et Kamangu N.E. du service de Biochimie moléculaire du Département des Sciences de Base de la Faculté de Médecine de l’Université de Kinshasa, ont initié une étude intitulée «  Détection des anticorps anti-VIH chez les donneurs de sang bénévoles recrutés dans les églises de Kinshasa »

 En RDC, la transfusion sanguine est le 2ème moyen de transmission du VIH après les rapports sexuels. La plupart des donneurs de sang à Kinshasa sont des membres de famille, des donneurs bénévoles ou même des vendeurs occasionnels de sang, ont indiqué les chercheurs.

Cette étude avait pour objectif de mettre en évidence la présence des anticorps anti-VIH des donneurs bénévoles dans les églises de la ville de Kinshasa. Cette étude transversale a soumis tout donneur de sang dans les églises au test sérologique du HIV dans le cadre de la sécurité transfusionnelle.

607 donneurs bénévoles, âgés de 18 à 65 ans, ont été recrutés parmi les fidèles de certaines églises catholiques de la ville. Les femmes enceintes, allaitantes n’étaient pas incluses. Les tests immuno-hématologiques et sérologiques ont été utilisés pour les analyses des dons de sang.

Les églises sélectionnées pour ce travail étaient : Saint Alphonse et Elimo Santo (district de Mont Amba), Saint Baga (Tshangu), Saint Michel et Saint Lwanga (Funa), ainsi que Notre Dame du Congo et Sacré Cœur (Lukunga).

Il y a eu plus d’hommes volontaires pour le don de sang que de femmes ; 457 hommes pour 150 femmes. La tranche d’âge la plus représentée est celle de 18 à 40 ans avec 81,88% de la population totale. Les chercheurs ont décelé une prévalence de l’infection à VIH de 5,27%.

Un taux d’infection pour le VIH de 5,27% soit 32 échantillons positifs pour les anticorps anti-VIH sur un total de 607 donneurs bénévoles dans les églises. Ces chiffres sont proches de la prévalence du VIH de la population générale de la ville de Kinshasa qui est de 4,19%.

Pour les chercheurs, ce taux confirme que les donneurs de sang recrutés dans les églises ne font pas exception à la population générale. En outre, ces chiffres sont comparables à ceux obtenus des études antérieures qui ont trouvé une prévalence de portage chez les donneurs variant de 2,72%.

Les chercheurs notent que le VIH/SIDA est un problème réel de santé publique. Il constitue pour ce faire, un grand défi pour l’humanité toute entière. Les pays pauvres, en général, et Africains, en particulier, en sont les plus frappés, selon un rapport de l’ONUSIDA. Hormis les rapports sexuels non-protégés, plusieurs facteurs sont à la base de ce fléau, tels que la transfusion sanguine mal contrôlée et les difficultés socio-économiques de la population qui accroissent considérablement le taux de la malnutrition et des maladies.

En République Démocratique du Congo (RDC), la transfusion sanguine est aussi comptée comme moyen de transmission du VIH après les rapports sexuels, selon un rapport de 2011 du Programme national de lutte contre le sida.

Le sang et les produits sanguins sont souvent utilisés dans les hôpitaux et les centres spécialisés pour les patients avec différents problèmes d’insuffisance.

JRB

Source: www.congosciences.org

Volume 4, Numéro 2, Septembre 2016

 

 

 

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