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UN SCIENTIFIQUE ALERTE SUR UNE FORTE PLUVIOMETRIE EN 2019 : Le Kongo central sous la menace des érosions

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Si 2018 a été une année caniculaire, mondialement connue, 2019 sera une année de forte pluviométrie. C’est ce qu’a déclaré un physicien climatologue de la télédétection au cours d’un entretien avec la presse.

L’année 2019 sera une année de grande pluviométrie caractérisée par de graves dérèglements environnementaux. Le physicien climatologue Albert Kabasele qui a fait cette prévision en appelle ainsi les décideurs politiques congolais à prendre des précautions en renforçant la lutte contre les érosions et les inondations à travers le pays.

Ce professeur des universités insiste sur les dégâts environnementaux qui pourront résulter de cette forte pluviométrie. Il affirme que si rien n’est fait côté Gouvernement congolais, ces prévisions météorologiques risquent d’accélérer les érosions et inondations qui menacent déjà plusieurs coins et recoins de la RDC.

 » La RDC court le risque d’enregistrer des pertes énormes en vies humaines et en biens matériels, si le Gouvernement congolais ne venait pas à mettre en place des projets et programmes efficaces de lutte contre les érosions et les inondations à travers l’étendue nationale « , prévient-il.

Selon les projections de scientifique, la province la plus concernée par ces érosions est le Kongo-central. Il rappelle que 6 millimètres de terre sont avalés chaque jour par l’océan au niveau de la côte de Moanda. Ce qui signifie qu’en 40 ou 50 ans, la RDC aura perdu environs 200 mètres de terre dont des parcelles des particuliers.

 » 2018 était une année caniculaire, tandis que 2019 sera une année de très forte pluviométrie. Et nous pensons que la vitesse d’avancement de l’océan au Kongo central va s’accélérer. Je demande ainsi aux autorités politiques congolaises de prendre à bras le corps ce problème des érosions côtières à Moanda « , a indiqué Albert Kabasele.

 » Seule l’intervention prompte du Gouvernement congolais permettra de juguler ces érosions. S’il n y prend garde, elles risquent d’entamer la base de Banana, la route Kilomètre 5, et une grande partie de la terre. C’est ainsi que, toutes affaires cessantes, nous demandons aux autorités d’interdire tous ceux qui cherchent des graviers, du sable et des pierres en plein océan. Il faut absolument interdire le commerce dans le lit de l’océan « , plaide-t-il.

Orly-Darel Ngiambukulu/Forum des As du 21 janvier 2018

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