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Trois chercheurs recommandent une politique de rattrapage vaccinal au vaccin Hépatite B

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Les chercheurs Lingosi B.M., Mbendi C.N. et Mbendi S.N. du département de Médecine interne de l’Université de Kinshasa, recommandent une politique de rattrapage vaccinal pour les non-répondeurs à la vaccination et systématiquement un vaccin Hép B monovalent à la naissance.

Cette recommandation est consécutive à leur étude intitulée « Evaluation de la protection vaccinale contre le virus de l’hépatite B chez les nourrissons à Kinshasa-ouest, République Démocratique du Congo : cas de la zone de sante de Limete ».

L’objectif de cette recherche était d’apprécier l’efficacité et l’innocuité de la vaccination contre l’hépatite B chez les nourrissons à Kinshasa, capitale de la R.D. Congo. La collecte des données s’est étalée sur une période allant du 1er mai 2008 au 31 juillet 2008. Par un choix raisonné, ont souligné les chercheurs,  la population d’étude a porté sur la zone de santé de Limete.

Donnant les résultats de leurs travaux, les 3 chercheurs ont indiqué que cette étude était descriptive et a porté sur une série de 100 nourrissons ayant reçu les trois doses du vaccin DTC Hépatite B à partir du 45ème jour de naissance et chez qui ils ont tiré le taux d’Ac anti-HBs. Sur 100 nourrissons testés, 91 (91,0%) ont produit des Anticorps anti-HBs à des taux protecteurs tandis que 9 nourrissons (soit 9,0%) ont présenté des taux non protecteurs.

Ils ont alors noté que le genre a une influence sur la réponse vaccinale et que la fièvre est revenue chez 60,0% de la population de l’étude comme effet indésirable.

La présente étude a évalué le pouvoir protecteur vaccin DTC Hépatite B et a pu montrer que le vaccin protège la population avec comme effet indésirable la fièvre souvent traitée avec le paracétamol.

Dans le site www.congosciences.org où ils ont publié cette étude, les chercheurs informent que le virus de l’hépatite B reste responsable d’une mortalité mondiale estimée à un million d’individus par an. Il constitue un réel problème de santé publique majeur particulièrement dans les zones à forte endémicité avec portage chronique supérieur à 10 % de la population générale (Afrique, Asie, Moyen-Orient). L’infection est contractée essentiellement dans l’enfance par transmission mère-enfant ou par contact familial étroit, avec un risque élevé d’infection chronique et de carcinome hépatocellulaire. Face à ce risque, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande un vaccin efficace et ne présentant aucun effet indésirable majeur.

JRB

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