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RDC : une étude révèle que les connaissances des adolescents et des enseignants sont faibles sur l’éducation sexuelle

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Des élèves de 6ème primaire de Kinshasa le 08/06/2012, sur une des avenues de la commune de limete, après le Test national de fin d’études primaires (Tenafep). Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les connaissances des adolescents et des enseignants sont faibles sur l’éducation sexuelle; et leurs attitudes défavorables à la contraception. Les idées fausses sur la contraception conduisent à l’utilisation de pratiques inefficaces pour prévenir les grossesses non désirées.

Les chercheurs Dieudonné Mpunga-Mukendi, Faustin Mukalenge Chenge, Mala Ali Mapatano1, Thérèse Nyangi Mondo Mambu et Gilbert Utshudienyema Wembodinga  de l’Ecole de santé publique de l’UNIKIN ou celle de l’UNILU ou du Centre de connaissances de santé en RDC (CCSC) de Kinshasa, sont arrivés à cette conclusion au terme de leur étude intitulée « Assessing Comprehensive Sexuality Education Programs in the Democratic Republic of the Congo: Adolescents’ and Teachers’ Knowledge, Attitudes and Practices towards Contraception » (Évaluation de Programmes de l’éducation sexuelle complète en République démocratique du Congo : Connaissance des adolescents et des enseignants, Attitudes et pratiques vis-à-vis de la contraception), publiée sur le site de l’Ecole de santé publique de l’UNIKIN, en novembre 2020.

Pour améliorer les connaissances, ces chercheurs estiment qu’une formation des enseignants sur le programme doit être développé et le contenu du cours d’éducation à la vie amélioré, formalisé et régulé.

Améliorer les connaissances des adolescents sur la sexualité et la santé de la reproduction est importante pour prévenir les grossesses non désirées, ont écrit les chercheurs dans leur travail. Pour eux, cette étude visait à évaluer les programmes et les connaissances complets d’éducation sexuelle, attitudes et pratiques des adolescents et des enseignants vis-à-vis de la contraception.

Comme résultats, les chercheurs ont constaté que l’abstinence périodique, les préservatifs masculins et les pilules étaient les méthodes contraceptives les plus connues. Les adolescents et les enseignants étaient réticents à utiliser des méthodes contraceptives artificielles, à part le préservatif masculin qu’ils utilisaient irrégulièrement. Les filles spécialement préfèrent surtout les méthodes contraceptives naturelles, craignant les effets secondaires, tels que le risque d’infertilité.

Presque tous les adolescents voulaient être informés sur la sexualité et la santé de la reproduction et la planification familiale à l’école. Cependant, ils ont estimé que le contenu du cours de l’éducation à la vie était insuffisant et ont critiqué le manque d’ouverture des enseignants. Leurs principales sources d’information étaient leurs amis, les frères et sœurs et l’Internet. Les mères étaient une source d’information importante pour les filles, contrairement aux pères jugés indifférents voire effrayants.

JRB

 

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