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RDC : L’ICCN estime que la compétition interspécifique entre les Ficus étrangleurs et les Plantes hôtes au Jardin botanique de Kinshasa n’est pas nocive

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La compétition n’est pas nocive entre les Ficus étrangleurs et les Plantes hôtes au Jardin botanique de Kinshasa parce que tout parasitisme n’est pas nocif d’autant plus qu’il y a une symbiose qui existe chez les êtres vivants, a déclaré le mercredi 2 septembre 2020 au Papyrus le Directeur des Jardins de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), Dinganga Tra Ndeto.

Le Papyrus l’a abordé par rapport à une étude réalisée entre juillet 2012 à juillet 2013 et publiée en 2019 dans le site www.congosciences.com avec ce titre : « Compétition interspécifique entre les Ficus étrangleurs et les plantes hôtes dans le Jardin botanique de Kinshasa, RDC ».

Les chercheurs Malueki Toko Erikson, Mbumba Bandi Michel, Ntendi Masamba Albert, Mayimona Nsansi David, Lundoloka Mafuta Guyguy et Soke Mbanga Maurice proviennent de l’ICCN  et de l’Institut Supérieur d’études agronomiques de Zonfi, à Madimba, dans le Kongo central.

Selon ces chercheurs, l’approche méthodologique a consisté aux relevés floristiques en inventoriant les espèces composant la végétation du Jardin botanique de Kinshasa, à la détermination des caractéristiques des ficus étrangleurs en compétition interspécifiques avec les espèces ligneuses et les palmiers hôtes au sein de cette aire protégée ex situ.

Il en ressort que sur 306 pieds des ligneux et des palmiers inventoriés dans 28 espèces, 85 portent des pieds épiphytes du genre Ficus soit  27,77%. Par ailleurs, sur 94 pieds servant d’hôtes, 23 (soit 24,46%) sont étranglés par trois espèces du genre Ficus notamment Ficus polita, Ficus lyrata et une espèce non déterminée.

Dans leur étude, les chercheurs ont écrit : Tenant compte des densités et pourcentages de pieds épiphytés et étranglés, des mesures adéquates doivent être prises et suivies pour freiner l’envahissement et éviter la transformation du Jardin botanique de Kinshasa en un jardin des Ficus sp, et garder sa biodiversité végétale.

Dinganga Tra Ndeto estime que la présence des ficus étrangleurs dans un jardin botanique est une question scientifique et peut servir à l’éducation environnementale des visiteurs.

Concernant le volet relatif au freinage de l’envahissement, le directeur des jardins de l’ICCN a affirmé que personne ne plante les ficus étrangleurs, ils apparaissent d’eux-mêmes. C’est un problème de la nature. Il faut mener une étude pour chercher comment faire disparaître les Ficus.

Il estime que le jardin botanique de Kinshasa ne connaîtra aucune transformation et devenir un jardin des ficus car un jardin qui n’élève qu’une seule espèce cesse de l’être pour devenir un sanctuaire. Le jardin botanique de Kinshasa restera un jardin avec des parasites qui viennent d’eux-mêmes.

L’étude  « Compétition interspécifique entre les Ficus étrangleurs et les plantes hôtes dans le Jardin botanique de Kinshasa, RDC », ont noté les chercheurs, pourrait être élargie en considérant un nombre important d’hémi-épiphytes dans la zone d’étude et leurs hôtes ligneuses. Par ailleurs, il serait nécessaire d’analyser les systèmes racinaires selon les taxons et d’étudier non seulement les moyens de contrôler les Ficus, mais également leur importance socioéconomique et environnementale.

JR Bompolonga

 

 

 

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