dim. Août 14th, 2022

LEPAPYRUS.CD

Site d'information sur la science

RDC : Les eaux prélevées dans les puits paraissent plus potables que celles distribuées par la Regideso à l’est de Kinshasa

2 min read

Exif_JPEG_420

Les résultats obtenus montrent qu’au-delà des différences de quelques propriétés physico-chimiques, les eaux prélevées dans les puits paraissent plus potables que celles distribuées par la Regideso ; tandis que celles de sources sont de mauvaise qualité microbiologique, et donc impropres à la consommation humaine. Elles requièrent ainsi une désinfection préalable avant la consommation.  

C’est le résumé de l’étude menée par les chercheurs Sebyera Nsemi Th. et Nimi Nsakala du département de Chimie et industrie de la faculté des Sciences de l’Université de Kinshasa. Intitulée « Qualification par analyses chimiques et bactériologiques des eaux souterraines consommées à l’est de la ville de Kinshasa, RDC », l’étude a été publiée dans les Annales de la Faculté des Sciences en 2019.

Les deux chercheurs ont souligné que les sites des puits semblent avoir des eaux potables et conformes à la consommation humaine, car ils ne sont pas infectés, du moins pendant le prélèvement de leurs échantillons. Cependant, ces puits nécessitent des travaux d’entretien et doivent être bien protégés pour éviter toute sorte d’infiltrations ; car ils sont situés en pleine agglomération et ne sont assez profonds.

Pour eux, les sources dont l’eau contient des coliformes fécaux doivent être carrément abandonnées ; ou bien les eaux qui y proviennent doivent être soumises à la désinfection avant la consommation.

Ils pensent que les robinets de la Regideso qui ont manifesté la présence de germes pathogènes dans l’eau ont été contaminés par la population qui manipule les robinets avec des mains sales ; car la Regideso désinfecte l’eau qu’elle traite avant de l’envoyer à la cité. La contamination pourrait provenir aussi des conduites mal entretenues. Dans tous les cas, il y a lieu de recommander à la Regideso d’enquêter sur l’origine de la contamination de l’eau distribuée dans les quartiers incriminés pour éviter la propagation des maladies d’origine hydrique.

La partie est de la ville de Kinshasa a été délibérément choisie par les chercheurs parce qu’elle est parmi les vieilles agglomérations les plus peuplées de la ville province de Kinshasa. L’étude a concerné particulièrement la commune de Ndjili et s’est étendue sur trois de treize des quartiers que compte cette commune.

Initialement menée pendant la saison pluvieuse, l’étude a ensuite été actualisée durant la saison sèche.

JRB

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.