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RDC : Le nombre des cas d’Ebola au Nord-Kivu et en Ituri dépasse celui de Yambuku en 1976

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« Le bilan de l’actuelle épidémie d’Ebola dans le Nord-Kivu et l’Ituri dépasse celui de la première épidémie enregistrée dans le monde à Yambuku dans l’ancienne Equateur, en nombre de cas ». C’est le ministère de la Santé publique qui le souligne dans un communiqué daté du 9 novembre 2018.

Dans ce communiqué, le ministère de la Santé fait état de 319 cas enregistrés, confirmés et probables. La première épidémie d’août 1976 à Yambuka, dans l’ancienne province de l’Equateur avait fait 318 cas.

En 1976, il y a eu au total 280 morts avec un taux de létalité de 88%, à l’est du pays, notamment au Nord-Kivu et à l’Ituri, le bilan fait état de plus de 200 morts avec un taux de létalité qui varie entre 61 et 52,9%.

« Chaque épidémie est particulière. Si on regarde le nombre de décès pour cette épidémie qui est à 198, comparé à Yambuku où on était à 280, on peut voir que la létalité est moins importante. Mais aussi Yambuku c’était une zone rurale, mais là nous sommes dans une zone urbaine où la population est très mobile. Donc le contexte est très spécifique. Cette phase de l’épidémie, c’est encore une phase dynamique ». Ces propos sont du Dr Ibrahima Soce-Fall, Directeur régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), chargé des urgences et de la sécurité sanitaire.

Le chargé des urgences et de la sécurité sanitaire reste confiant en ce qui concerne le contrôle de cette épidémie : « Nous avons vu la réduction du temps entre le début de la maladie et la détection du cas aujourd’hui. Donc, c’est un pas positif, c’est-à-dire que le risque de contamination va être réduit de plus en plus. De plus en plus, les équipes quotidiennes du ministère de la santé que des partenaires ont une compétence avérée. Eux qui, au jour le jour, analysent les performances de la réponse et adaptent et améliorent. Je pense que nous sommes sur la bonne voie. Les défis sont encore là, il y a encore du travail à faire, mais je pense qu’avec l’engagement du gouvernement, de l’Oms et de tous les partenaires nous allons y arriver ».

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