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RDC : Le choléra sévit au Sud-Kivu et la méningite à la Tshopo

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L’administrateur du territoire de Mwenga, Bundya Kika, annonce une nouvelle épidémie de choléra dans cette entité politico-administrative du Sud-Kivu. Dans une interview accordée mardi 7 septembre à Radio Okapi, il dit avoir noté 90 nouveaux cas en une semaine avec 8 cas de décès enregistrés, précisément dans la zone de santé de Kitutu, dans la chefferie des Wamuzimu, au Sud du territoire de Mwenga.

Selon l’administrateur du territoire, le manque d’eau potable et la pollution d’une rivière locale sont parmi les causes de la résurgence du cholera à Kitutu. Il a signalé qu’à la pénurie en eau potable, il y a aussi l’eau polluée par certaines entreprises qui exploitaient l’or  sur la rivière Elila. Une grande partie de la population de Kitutu consommait l’eau potable.

Il dit déjà avoir pris des mesures pour lutter contre cette épidémie, notamment le respect  des mesures hygiéniques qui sont édictées par les techniciens de la santé.

Si c’est le choléra qui sévit au Sud-Kivu, dans la province de la Tshopo, précisément à Banalia, c’est la méningite qui secoue la société. C’est l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui, dans un communiqué rendu public le mercredi 8 septembre 2021, a signalé une flambée épidémique de méningite. 261 cas suspects et 129 décès (létalité de 50 %) au total ont été notifiés à la date du 7 septembre 2021.

Selon l’OMS, des tests de confirmation menés par l’Institut Pasteur de Paris ont détecté Neisseria meningitidis – l’une des bactéries causant la méningite la plus fréquente et qui peut potentiellement provoquer de vastes épidémies. 

Dr Amédée Prosper Djiguimdé, Chargé du Bureau de l’OMS en RDC  qu’ils ont renforcé la surveillance au sein de la communauté et mènent  rapidement des enquêtes sur les cas suspects dans les localités voisines afin de traiter les patients et d’endiguer des infections répandues.

Le communiqué de l’OMS signalé qu’un comité de riposte a été mis en place à Banalia, où se trouve la communauté affectée par la flambée, ainsi qu’à Kisangani, la capitale de la Tshopo, afin d’accélérer les efforts de contrôle de la flambée.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la méningite se transmet par les gouttelettes de sécrétions respiratoires ou pharyngées des personnes infectées. Un contact étroit et prolongé ou la cohabitation étroite avec une personne infectée facilite la propagation de la maladie. Bien que les personnes de tout âge puissent attraper la maladie, elle affecte principalement les bébés, les enfants et les jeunes.

« La méningite est une infection sérieuse et un défi de santé publique majeur. Nous agissons rapidement, en mobilisant médicaments et expertise, pour soutenir le gouvernement afin de contrôler la flambée aussi vite que possible », a déclaré la Docteure Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique

JRB

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