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RDC : La ville de Bunia est sous eau, le maire pointe du doigt les constructions anarchiques

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Plus de cent maisons ont été détruites par les eaux de la rivière Ngezi qui a débordé de son lit après la pluie qui s’est abattue  la nuit  de lundi 5 à mardi 6 juillet2021  à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri. Selon des sources locales, de nombreuses familles sont sans abri et plusieurs biens ont été emportés dont deux voitures. Selon les témoignages de certaines victimes, plus de cent habitations ont été détruites et plusieurs effets de leurs maisons ont été emportés, a rapporté Radio Okapi le 6 juillet 2021.

Selon la même source, le maire de la ville de Bunia indique que ces dégâts sont les conséquences des constructions anarchiques le long de la rivière.

Le Papyrus a cherché à savoir auprès du chercheur Elvis Kongota (photo à la une) du Centre de recherches géologique et minière (CRGM), en quoi les constructions anarchiques peuvent causer des inondations et destruction des habitations.

Je ne connais pas la configuration actuelle de la ville de Bunia, mais ce qui est vrai, la construction anarchique est une des causes indéniables des inondations dans les villes à forte concentration, a dit le chercheur.

En effet, a-t-il ajouté, la population urbaine est en constante évolution, de sorte que plus de la moitié de la population mondiale habite actuellement dans les villes (environ 3,3 milliards de personnes). Dans les environs de 2030, la population urbaine passera à 5 milliards de personnes, dont les 95% seront recensés dans les villes des pays en développement.

Par conséquent, estime-t-il, le mouvement d’urbanisation rapide et les constructions non contrôlées  ont des répercussions négatives sur l’environnement urbain, surtout dans la gestion des déchets qui le plus souvent sont jetés dans les infrastructures de canalisation d’eau.

Par ailleurs, on peut mesurer le degré du risque selon la situation, le site urbain et la façon de construire et de gérer localement, et évaluer en même temps l’importance des menaces qui peuvent toucher l’infrastructure et la vie des citadins, et ce, en fonction de l’impact sur l’environnement à cause des changements climatiques, des constructions anarchiques clandestines périphériques et des activités industrielles polluantes à proximité des quartiers résidentiels souvent très peuplés, a souligné le chercheur.

En bref, a dit le chercheur, les inondations ne sont pas dues du fait des constructions anarchiques qui sont consécutives au mouvement des populations non planifié, doublé des effets du changement climatique.

Pour le chercheur Elvis Kongota, il faut un plan d’aménagement et d’urbanisation national. Et cela en intégrant les spécificités de chaque région pour une bonne gestion de nos villes et cités

JRB

 

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