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RDC : La Professeure Madeleine Mbongo Pasi plaide pour un leadership féminin

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Ce ne sont pas les compétences qui manquent à la femme. Mais, certaines barrières sont encore visibles de nos jours. Aujourd’hui au Congo, il est difficile de voir une femme occuper la tête d’une université. Mais, quelle fierté de voir dans un pays très loin de chez nous, en Ecosse, une congolaise élue Recteur de l’une des plus prestigieuses universités au monde, l’Université d’Edinbourg, par ses propres collègues. Je parle de Déborah Kayembe Buba. C’est une grande reconnaissance des compétences féminines. Cela doit nous servir de leçon à tous les niveaux. D’abord, à l’interne avec les collègues professeurs hommes, ensuite, au niveau des autorités publiques à qui revient le pouvoir décisionnel. Nous leur disons que confier la direction d’une université à une femme ne doit pas être un tabou. Ces propos sont de Madeleine Mbongo Pasi, Professeure d’universités et Secrétaire général administratif à l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC). C’était dans une interview accordée au mensuel Génie Féminin qui va paraître dans les prochains jours de ce mois d’avril 2021.

Elle répondait à une question en rapport avec la formation de la femme enseignante. Pour la professeure, il existe chez la femme enseignante, de nombreuses attentes humaines et sociales qu’elle souhaite qu’elles soient prises en compte par l’Etat, par les employeurs et par les partenaires éducatifs. Parce qu’en réalité, la responsabilité de la formation d’une élite féminine lui revient.

Elle s’est posée ensuite cette question : Qui ne peut reconnaître aujourd’hui à la femme son intelligence, sa capacité d’influence, son esprit d’initiative et d’organisation, ses capacités à diriger, à convaincre, d’orienter, etc. ?

Maintenant, a-t-elle souligné, si cette reconnaissance est implicite, donnez-nous des opportunités équitablement comme nos partenaires génériques hommes.

Quand nous envisageons un leadership féminin, nous sommes bien conscientes de très nombreux obstacles auxquels nous sommes confrontées. La plupart d’entre eux sont d’ordre psychologique ou mental. Les différents clichés et stéréotypes de la femme dans la culture locale limiterait son leadership. Mais, encore une fois, avec la main  d’association des autorités publiques, de nos partenaires hommes et de toutes les femmes nous y parviendrons certainement, a-t-elle fait remarquer en conclusion.

LP

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