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RDC : La faculté de Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Lubumbashi s’est penchée sur la recherche en sciences de la santé pour des générations actuelles et futures

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« L’apport d’un appui financier suffisant par le pouvoir public; la mise en place par l’Etat congolais d’une législation et une réglementation adaptées pour la médecine traditionnelle; la mutualisation des capacités par le réseautage des compétences au niveau local et national; le renforcement ou la redynamisation de la surveillance des médicaments circulant en R.D. Congo… ». Ce sont les recommandations formulées par les participants aux journées internationales de recherche en sciences de la santé, organisées du 12 au 14 juin 2019 par la faculté de Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Lubumbashi à l’hôtel Pullman de la capitale cuprifère.

Les scientifiques venus du Sénégal, de l’Afrique du Sud, du Nigéria, de la Belgique, des Etats-Unis et de plusieurs autres horizons géographiques ont réfléchi sur le thème principal intitulé « Quelle recherche en sciences de la sante pour les générations actuelles et futures ? »

Selon le site de l’Université de Lubumbashi qui a rapporté cette information, ces assises ont réuni un panel constitué de chercheurs de haut niveau et de professionnels en santé du secteur public et privé, des Organisations Non Gouvernementales nationales, internationales et la société civile , des étudiants du deuxième et troisième cycle, qui ont non seulement posé le diagnostic du système sanitaire inadapté, mais aussi proposé des voies de sortie.

Pendant ces trois jours, explique le Professeur Kahumba Byanga, Doyen de la faculté  des sciences pharmaceutiques: « nous avons pris pour nous la pensée de Nelson Mandela qui disait ‘Il est difficile d’expliquer à quelqu’un qui a les idées étroites qu’être éduquée ne signifie pas seulement savoir lire et écrire et avoir une licence, mais qu’un illettré peut être un électeur bien plus éduqué que quelqu’un qui possède des diplômes »  

. Ainsi, poursuit-il, « pour trouver des solutions aux problèmes de santé qui se posent à la population, les travaux qui ont été présentés ont parfois puisé auprès des personnes qui, sous le schéma de la pseudo-modernité n’ont rien à apporter c’est-à-dire les tradipraticiens et les anciens ne sachant ni lire ni écrire ».

Pour Lebon Assani, Président du Conseil provincial de l’ordre des pharmaciens du Haut-Katanga, « ces journées internationales ont démontré l’importance de mener de travaux de recherche tournés vers les médicaments traditionnels de l’Afrique ». Très impressionné par toutes les thématiques développées durant ces journées, Assani a également souligné l’urgence de mettre en place un mécanisme qui garantit la gestion des médicaments par des pharmaciens formés.  D’après lui, cela permettrait d’une part d’assainir ce secteur, et d’autre part de mettre des médicaments de qualité à la disposition de la communauté.

S’exprimant sur la qualité des médicaments, le Professeur Roland Marini, expert en assurance qualité des médicaments et Professeur à l’Université de Liège, a affirmé que plus de 50% de produits pharmaceutiques sont contrefaits ou falsifiés. Pour lutter contre cette difficulté, il propose d’abord l’organisation des séances de formation des ressources humaines œuvrant dans ce domaine,  tout en mettant des outils analytiques et des équipements à leur disposition, mais aussi la production locale des médicaments à base des plantes médicinales.

Les participants à ces assises sont convaincus que l’application et le suivi des recommandations qui en émanent seraient d’un apport considérable pour l’amélioration du secteur pharmaceutique. La balle est donc dans le camp du gouvernement.                  

  Le Papyrus

 

 

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