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Pollution des rivières Kasaï et Tshikapa : Enfin, la présence des scientifiques est confirmée

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Les eaux ont commencé à s’éclaircir, ce n’est pas parce que les eaux se sont éclaircies que tout est fini. Nous avons encore de réserve, les experts qui sont restés sur terrain d’ici-là vont nous donner des informations nécessaires si nous pouvons demander à la population d’y accéder, a déclaré Eve Bazaïba, Vice-Premier ministre et Ministre de l’Environnement et développement durable, lors d’une conférence de presse animée le jeudi 2 septembre 2021 à Kinshasa, avec Patrick Muyaya, Ministre de la Communication et médias.

Avec cette déclaration, il y a maintenant une certitude que le Gouvernement a pu dépêcher, quoique tardivement, des scientifiques sur le terrain de la pollution.

Nous sommes dans le bilan. Je ne peux pas donner le coût actuellement parce que je suis allée, la limitation de ma mission était scientifique, prélèvement et recherches et évaluer aussi les coûts. Les collègues qui sont là-bas au retour de leur mission, nous allons avoir une situation globale parce que moi je suis allée seulement au Kasaï, mes experts sont allés à Ilebo, ils vont aller à Idiofa, Mai-Ndombe”, a déclaré la ministre de l’Environnement qui a confirmé par là que le travail de scientifiques va plus loin que ce qu’elle a fait.

Il demeure toutefois un problème que la ministre de l’Environnement a répondu évasivement. Il s’agit de sa réponse à une question sur la position du député élu de Tshikapa, Guy Mafuta, qui a affirmé que les prélèvements ont été faits par des laboratoires non homologués.  La réponse d’Eve Bazaïba est celle-ci : Je peux rassurer que les prélèvements ont été pris, c’est vrai les députés nous l’ont dit, mais je peux vous rassurer que ça s’est fait dans de bonnes conditions. Avec des laboratoires non homologués, on se demande si les résultats de l’étude seront fiables.

Eve Bazaïba demeure toutefois confiante : Quand on a toute la situation globale c’est alors que nous allons devoir l’annoncer. On aura les chiffres. Il y a toute une procédure de réparation par rapport au principe pollueur-payeur, nous allons suivre cette procédure là. La difficulté a toujours été la non reconnaissance des faits mais comme les faits sont reconnus, c’est déjà un grand pas vers la réparation, les faits sont là, les cas sont là sous la main. Le processus continue pour évaluer globalement, je ne peux pas procéder à la précipitation parce que j’ai enregistré 12 cas des morts, je dois avoir toutes les vues par rapport à la situation.

La partie angolaise nous avait demandé d’attendre qu’elle envoie ses experts sur le lieu et que nous en échange, nous allons leur envoyer les termes de référence de la mission, de notre côté, les démarches ont été effectuées. Jusque-là ce n’est pas encore le problème, le fait que le gouvernement angolais ait reconnu ce qui s’est passé et que Catoca Mining ait reconnu pour nous c’est bon, a affirmé Bazaiba.

JRB

 

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