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Le Professeur Lino Pungi affirme que les programmes de plusieurs facultés de Communication ne sont pas actualisés

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« Le programme de la faculté de Communication sociale de l’Université catholique du Congo (UCC) a été actualisé 4 fois depuis 2000. Les autres institutions de formation, y compris le département de Communication sociale de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) et même de l’Institut facultaire des sciences de l’information et de la communication (IFASIC), n’ont pas changé leurs programmes ». Cette affirmation est du Professeur Lino Joseph Pungi, lors de son intervention le mercredi 5 février 2020, dans le cadre du Congrès international de la communication au centre Theresianum à Kinshasa. Il a fait cette révélation pour expliquer une certaine défaillance dans la formation des professionnels des médias

Dans son intervention intitulée « Medias congolais et citoyenneté responsable », le Professeur Pungi a cherché à savoir si l’on voulait bâtir une société de l’excellence ou de la médiocrité en RDC. 

A cet effet, il a fait remarquer que le Schéma actantiel (Greimas) qui permet d’analyser un récit, est enseigné sous d’autres cieux à l’école secondaire, alors qu’en RDC c’est à l’université.

L’orateur a déploré aussi l’absence d’éducation des citoyens aux medias comme c’est le cas dans la plupart des pays occidentaux tels que la Belgique, la France ou le Canada. Il a signalé qu’avec le concours de l’UNESCO, un programme des cours a été mis en place par les ministères de l’Enseignement primaire et secondaire, de l’Enseignement supérieur et des Postes et télécommunications. Tout s’est arrêté avec le départ du ministre Maker Mwangu du ministère de l’Enseignement primaire et secondaire. Ce programme de cours a été validé par plusieurs structures habilitées à le faire.

 « S’il y a moyen, il faut soutenir cette initiative », a-t-il recommandé.

Revenant sur l’éducation aux médias, le journaliste Emmanuel Badibanga de la chaîne RTGA a, dans son intervention, déclaré : « Tant que l’Etat congolais ne mettra pas de moyens, il sera difficile de faire passer l’éducation aux médias dans les chaînes privées, car les médias cherchent de la publicité pour avoir de l’argent afin de faire face aux charges ».

Prenant la parole à son tour, Chantal Kanyimbo du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a dit qu’elle était surprise par les propos d’Emmanuel Badibanga. « Avant d’émettre les médias audiovisuels signent un cahier des charges avec l’Etat congolais. Quand les médias font passer de la publicité au-delà de ce qui est convenu, ils vont à l’encontre du cahier des charges signé avec le Gouvernement, donc à l’encontre de la loi », a-t-elle expliqué.

Reste à savoir si l’Etat congolais a mis en place un mécanisme de contrôle du respect de cahier des charges signé par les médias audiovisuels avec le Gouvernement.

Le thème central de ce congrès est « Médias et citoyenneté responsable en Afrique- Pour la promotion du dialogue et du développement des communautés ».

     JRB

 

 

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