LEPAPYRUS.CD

Site d'information sur la science

Le FMI a achevé mercredi 5 juin sa mission de quinze jours en RDC et a formulé des recommandations

2 min read

Pendant 15 jours et pour la première fois depuis 2015, le Fonds monétaire international (FMI) a passé en revue l’économie du pays. Achevée le mercredi 5 juin 2019, cette mission donnera lieu à un rapport qui sera soumis fin août au conseil d’administration du FMI. Le Papyrus vous propose quelques recommandations publiées par Radio France Internationale (RFI), le jeudi 6 juin 2019.

Le FMI déplore la faiblesse des recettes fiscales de la RDC au regard des richesses produites dans le pays. Des recettes de l’ordre de 9 à 10% du PIB seulement, selon le représentant local de cette institution Philippe Egoumé, soit « plusieurs points en deçà de la moyenne de l’Afrique subsaharienne », dit-il. Largement en dessous surtout, de ce que devrait en théorie rapporter le secteur minier, admet Jean-Luc Mutokambali, président sortant de la commission économie et finances de l’Assemblée nationale congolaise.

Une déperdition des ressources « symptomatique des problèmes de gouvernance et de corruption qui freinent » l’économie de la RDC et la lutte contre la pauvreté très élevée, souligne un observateur.

Comment donc augmenter ces recettes ? C’est là-dessus que le FMI a concentré ses recommandations, en plaidant notamment pour une fusion des différentes régies fiscales, actuellement très éparpillées ce qui ne facilite pas la transparence.

Le FMI a également plaidé pour que l’Assemblée nationale joue son rôle dans le contrôle des dépenses publiques, presque inexistant. Le FMI s’est dit globalement « satisfait » du degré de coopération des nouvelles autorités et des premières informations mises à leur disposition, mais l’Etat des lieux est encore loin d’être exhaustif. Le fonds reste notamment en attente de certaines informations sur l’état financier de plusieurs entreprises publiques, minières mais pas seulement et de leur niveau d’endettement.

Reste à savoir maintenant, précise un expert, si les nouvelles autorités auront la volonté et les moyens de mettre en œuvre les réformes suggérées, dans la configuration actuelle ou l’ancien régime conserve d’importants leviers.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *