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Le campylobacter, une réalité dans la ville de Lubumbashi

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« Plusieurs personnes à Lubumbashi, quand elles sont malades, ne pensent qu’à la fièvre typhoïde alors que d’autres souffrent de la gastro-entérite provoquée par la forte consommation de la viande de chèvre vendue en détails dans plusieurs coins de la ville », a affirmé Mme Rosette Kabwang a Mpalang, D.V.M., M.Sc. PhD, chef des travaux à l’université de Lubumbashi.

Cette affirmation repose sur une étude qu’elle vient de publier en rapport avec la présence de campylobacter, une bactérie que l’on trouve dans la viande de chèvre consommée à Lubumbashi.

Cette étude montre qu’il y a une prévalence relativement élevée de ce  pathogène dans la chèvre vivante et qu’il constitue une source de  contamination de l’homme et de l’environnement. En effet, un total de 644 échantillons, dont 177 viandes de chèvre, 86 estomacs de chèvre, 139 brochettes de chèvre et 242 échantillons fécaux ont été prélevés et examinés. Le campylobacter a été trouvé dans 34,6% des échantillons prélevés.

Selon Mme Rosette Kabwang, la viande de chèvre consommée à Lubumbashi est produite sur place ou importée de la Zambie. « Cependant, il n’y a pas d’abattoir des animaux à Lubumbashi et il n’y a aucun contrôle des animaux consommés dans la ville », a-t-elle soulignée.

La scientifique a conclu en affirmant qu’il faut vulgariser cette étude et informer les autorités sanitaires pour amorcer une action de lutte contre ce pathogène.

Il reste à savoir si cette réalité de la ville de Lubumbashi ne l’est pas dans d’autres villes du pays, y compris Kinshasa. Malgré la présence d’un abattoir dans la capitale congolaise, la viande de chèvre consommée dans les terrasses sous diverses formes ne passe toujours pas par cet abattoir. Le gouvernement est appelé à étendre cette recherche.

Jean-René Bompolonga

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