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L’Afrique subsaharienne a perdu de nombreux enfants de moins de 5 ans en 2017

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« En 2017, 50 % des décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde ont eu lieu en Afrique subsaharienne et 30 %, en Asie du Sud-Est. Un enfant sur 13 meurt avant son cinquième anniversaire en Afrique subsaharienne. Dans les pays à revenu élevé, ce chiffre chute à un enfant sur 185 », selon les nouvelles estimations sur la mortalité juvénile publiées par l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Division de la population des Nations Unies et le Groupe de la Banque Mondiale, le mardi 18 septembre 2018 à New York, aux Etats-Unis.

Selon le même rapport, environ 6,3 millions d’enfants de moins de 15 ans sont morts en 2017, la plupart de causes évitables. Ces causes ont été répertoriées, il s’agit notamment du fait de manque d’accès à l’eau, à des services d’assainissement, à une alimentation correcte ou à des services de santé de base.

La vaste majorité de ces décès (5,4 millions) est survenue durant les cinq premières années de vie et la moitié concernait des nouveau-nés.

Le Dr Princess Nono Simelala, Sous-directrice générale chargée du Groupe Famille, femmes, enfants et adolescents de l’OMS estime qu’il est de la plus haute priorité de fournir à chaque enfant un accès universel à des services de santé de qualité, en particulier à la naissance et durant les premières années de vie, afin que chaque enfant dans le monde ait la meilleure chance possible de survivre et de s’épanouir.

Comme il fallait s’y attendre, ce rapport onusien souligne qu’en 2017, 50 % des décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde ont eu lieu en Afrique subsaharienne et 30 %, en Asie du Sud-est. Un enfant sur 13 meurt avant son cinquième anniversaire en Afrique subsaharienne. Dans les pays à revenu élevé, ce chiffre chute à un enfant sur 185.

« Si nous n’agissons pas immédiatement, 56 millions d’enfants de moins de 5 ans, dont la moitié seront des nouveau-nés, mourront d’ici à 2030 », indique Laurence Chandy, Directeur de la division des données, de la recherche et des politiques de l’UNICEF. « En dépit des progrès remarquables que nous avons accomplis depuis 1990, des millions d’enfants continuent de mourir en raison de qui ils sont et de l’endroit où ils sont nés. Il suffit de solutions simples, telles que des médicaments, de l’eau salubre, de l’électricité et des campagnes de vaccination, pour changer cette réalité pour chaque enfant ».

Espérons que ce message sera entendu dans des pays où l’essentiel de l’action politique se limite aux moyens à mettre en œuvre pour se maintenir au pouvoir.

Jean-René Bompolonga

 

 

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