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L’Afrique a enregistré à peu près 2500 nouvelles infections par le VIH chaque jour

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L’année dernière, deux nouvelles infections par le VIH sur trois se sont produites dans la Région africaine, et l’on a enregistré à peu près 2500 nouvelles infections par le VIH chaque jour. Malheureusement, malgré le libre accès à un traitement efficace, le sida a coûté la vie à 460 000 personnes, soit un chiffre effarant de 1300 décès chaque jour, a déclaré Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, dans son message dans le cadre de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2021 qui intervient le 1er décembre.

Elle estime que malgré les défis, l’Afrique a réalisé des progrès considérables dans sa lutte contre le VIH au cours de la dernière décennie, réduisant de 43 % le nombre de nouvelles infections et diminuant de près de moitié les décès liés au sida. Dans la Région africaine, 86 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique et 76 % des sujets VIH-positifs suivent un traitement antirétroviral.

Dre Matshidiso Moeti a salué les avancées enregistrées par le Botswana, qui a amorcé la dernière ligne droite vers l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH, un succès tout à fait remarquable du point de vue de la santé publique. Seuls 16 pays ont reçu la certification de l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH, mais aucun d’entre eux n’était aussi touché que le Botswana.

Il est peu probable que le continent dans son ensemble parvienne à mettre fin au sida en tant que menace pour la santé publique d’ici à 2030, car nous n’avons pas atteint la cible fixée pour 2020, qui était de réduire de 75 % les nouvelles infections par le VIH et de 81 % les décès liés au sida. Malgré les proportions très élevées de personnes vivant avec le VIH qui connaissent leur statut sérologique, et les taux de traitement, les nouvelles infections par le VIH et les décès liés au sida ne diminuent pas concomitamment, a-t-elle souligné.

Il reste essentiel pour nous d’atteindre ceux qui alimentent l’épidémie, en remédiant aux inégalités persistantes dans la fourniture de soins et d’interventions de qualité. Par exemple, l’année dernière en Afrique de l’Ouest et centrale, les groupes clés et leurs partenaires sexuels représentaient 72 % des nouvelles infections par le VIH chez les adultes. Pourtant, les lois et politiques répressives, l’environnement social et culturel hostile dans lequel ils évoluent, tout comme la stigmatisation et la discrimination, y compris dans le secteur de la santé, empêchent ces personnes d’accéder aux services, a indiqué la directrice régionale de l’OMS/Afrique.

Elle a signalé qu’en Afrique subsaharienne, les jeunes femmes sont deux fois plus susceptibles de vivre avec le VIH que les hommes. Chez les adolescents âgés de 15 à 19 ans, trois nouvelles infections sur cinq concernent des filles qui n’ont pas accès à une éducation sexuelle complète, qui sont victimes de violences sexuelles et sexistes et qui vivent dans un contexte caractérisé par des normes sexistes néfastes. Les filles ont aussi moins accès à l’école que les garçons.

Avec la COVID-19, a-t-elle écrit, les personnes vivant avec le VIH semblent être exposées à un risque élevé de maladie et de décès liés au virus. Près de 70 % d’entre elles vivent dans la Région africaine de l’OMS, où seulement 4,5 % des personnes sont entièrement vaccinées contre la COVID-19.

Elle a conclu son message en ces termes : Nous devons veiller à ce que chacun, partout, ait un égal accès à la prévention, au dépistage, au traitement et aux soins du VIH, y compris à la vaccination et aux services de lutte contre la COVID-19.

LP

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