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La Schistosomiase intestinale présente chez les écoliers de l’Aire de Santé de Lemfu, au Kongo-Central

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L’infestation schistosomiase à S. mansoni demeure encore un problème de santé publique majeur chez les enfants d’âge scolaire à Lemfu. La schistosomiase à S. mansoni demeure un problème de santé à Lemfu. L’éducation sanitaire, l’approvisionnement en eau saine ainsi que la chimio prévention demeurent nécessaires à la lutte contre cette maladie.

C’est à cette conclusion qu’ont abouti les chercheurs Kiazayawoko F., Situakibanza H.N., Mbula M., Bepouka B., Longokolo M., Mandina M.1, Amaela E., Mbonza A. du Service des Maladies Infectieuses et Tropicales des  Cliniques Universitaires de Kinshasa, et Muyilulu J.J. du Centre hospitalier de Lemfu, au Kongo-Central en République Démocratique du Congo. Leur étude intitulée « Prévalence et Déterminants de la Schistosomiase intestinale chez les écoliers de l’Aire de Santé de Lemfu, Province du Kongo-Central, R.D. Congo », publiée dans le Volume 5 du site www.congosciences.org en décembre 2017.

Lemfu est situé à environ 150 Km de Kinshasa dans la zone de santé de Kisantu, dans la province du Kongo- Central, en RD Congo. Cette aire de santé est traversée par quelques rivières dont les eaux sont utilisées par la population pour différentes activités. Sa population est estimée à 11 993 habitants avec l’agriculture comme principale activité. On y trouve six écoles primaires avec un total de 2312 écoliers inscrits au cours de l’année scolaire 2014-2015.

Cette étude avait comme objectifs de déterminer la prévalence de la schistosomiase intestinale et en identifier les déterminants chez les écoliers de l’Aire de Santé de Lemfu dans la Province du Kongo- Central en RD Congo.

A l’issue d’une étude transversale analytique menée de mai à juin 2016 chez 250 écoliers dans 6 écoles sélectionnées par échantillonnage aléatoire proportionnel, les scientifiques ont conclu que la prévalence de la schistosomiase à S. mansoni était de 51,6 %. En analyse univariée, l’activité agricole de la mère, la prise antérieure de praziquantel, l’ignorance de la maladie, la baignade à la rivière et la pèche avaient émergé comme facteurs associés à l’infestation à S. mansoni. En analyse multi variée, la force d’association observée en analyse univariée n’a persisté que pour l’activité agricole de la mère.

Concernant la prise de praziquantel, les chercheurs estiment que le risque d’infestation était diminué de 3 chez les écoliers l’ayant pris antérieurement.

Comme nous l’avons écrit ci-dessus, les scientifiques recommandent  que l’éducation sanitaire, l’approvisionnement en eau saine ainsi que la chimio prévention demeurent nécessaires à la lutte contre cette maladie.

Espérons qu’ils ont été entendus par les autorités compétentes et la population concernée par la Schistosomiase intestinale.

Le Papyrus

 

 

 

 

 

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