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La prédation des animaux domestiques par la faune sauvage constitue une perte énorme pour les éleveurs du Kongo-Central

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Les résultats présentés à travers cette étude mettent en lumière la problématique de la prédation du bétail domestique par les animaux sauvages dans le Kongo Central. Ces résultats montrent qu’il existe réellement un problème de prédation. Les chiffres obtenus sont très éloquents avec 12.384 têtes d’animaux de basse-cour et 6.025 têtes de mammifères domestiques tuées par les espèces sauvages en l’espace de 30 mois pour un échantillon de 2.321 éleveurs.

C’est la conclusion d’une étude intitulée « Conflits-Hommes Faune Sauvage : Etat de Lieu de la Prédation des Animaux Domestiques par la Faune Sauvage dans la Province du Kongo Central en RD du Congo », publiée dans le site de Congosciences.cd en novembre 2021.

Les auteurs de cette étude ont pour nom Telamanu Bafwanga Edouard, Tshikung Kambol Mosses Didier, Malemba Nsakila Gilbert, Pyana Pati Patient, Kasongo Aseke Grégoire et proviennent soit de l’Université Pédagogique Nationale, Faculté de Médecine Vétérinaire, soit de l’Université de Lubumbashi, Faculté de Médecine Vétérinaire, soit l’Université de Lubumbashi, Faculté des Sciences Economiques, ou l’Institut National de Recherche Biomédicale

L’étude a été menée dans la Province du Kongo Central de janvier 2017 à juin 2020 dans l’objectif de déterminer la proportion d’éleveurs victimes de prédation par territoire, d’identifier les espèces animales domestiques les plus visées par la prédation et de déterminer les impacts économiques globaux de prédation au niveau de la province.

Pour y parvenir, des enquêtes semi-structurées sur la base d’un questionnaire ont été réalisées auprès des populations de 8 territoires sur les 10 que compte la province. La taille de l’échantillon a été de 2.321 éleveurs choisis par la technique d’échantillonnage aléatoire.

L’administration du questionnaire a été réalisée par la technique dite « PAPI ». Les résultats ont montré que le territoire de Moanda a enregistré la proportion la plus élevée d’éleveurs victimes de prédation (98,51 %) ; par contre elle est la plus faible à Mbanza-Ngungu (63,76 %).

Par rapport aux espèces domestiques les plus prédatées, il se révèle que la poule est en 1ère place parmi les autres espèces de la basse-cour dans 86,66 % des cas enregistrés tandis que la chèvre est en 1ère position dans 98,3 % des cas parmi les autres mammifères domestiques.

Quant aux impacts économiques dus à la prédation, il apparait qu’elles sont de l’ordre de 670.251,00 $ US pour l’ensemble de 1.897 éleveurs victimes, soit une moyenne de 353 $ US par individu ; ce qui constitue une grande perte.

Rapporté à l’échelle de tous les éleveurs que compte la province, il apparait que la prédation constitue une véritable préoccupation et une source de conflit hommes-faune sauvage. Ceci attise l’adversité des ruraux envers les espèces sauvages. Ainsi, des mesures doivent être prises en vue de la mitigation des conflits générés par la prédation dans
l’espoir de préserver les populations animales sauvage.

JRB

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