dim. Août 14th, 2022

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LA COULEUR DES GÈNES ou la perversion de la génétique¹

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Cet essai traite de l’opinion véhiculée par certains universitaires occidentaux et acceptée avec satisfaction par leur majorité silencieuse, opinion selon laquelle les Africains et leurs descendants (les Afro-descendants) souffriraient d’un déficit intellectuel par rapport aux peuples d’autres descendances, plus particulièrement les Euro-descendants. L’opinion est fondée sur une lecture biaisée de la situation de l’Afrique subsaharienne et de sa diaspora depuis quatre siècles, situation marquée par leur assujettissement aux peuples du monde technologiquement mieux armés. Cet ouvrage porte la signature du Professeur Majambu Mbikay, Pharm., Ph.D.²

Qui dit descendance dit hérédité et gènes. Les tenants de l’infériorité innée des Afro-descendants ont usé d’arguments tirés de la biologie pour soutenir leur thèse. Cet essai présente des contre-arguments à cette thèse en clarifiant les leçons de la génétique moderne. Il débute par un survol de la notion d’hérédité dans les traditions africaines et démontre que, par empirisme, les Africains savaient que les traits se transmettaient et veillaient à ne pas en transmettre de nocifs à leur descendance. Il décrit ensuite comment au cours des deux derniers siècles, la science a élucidé les lois de cette transmission, identifié les germes qui l’assurent, et déterminé la molécule qui l’incarne : l’ADN dont sont bâtis les gènes.

L’Homme, Homo sapiens, est le produit de ses gènes. Il est plutôt nouveau-venu dans la longue histoire de l’Univers, de la Terre et de la vie. Son ADN, riche de diverses variations, porte les marques de ses origines et de ses pérégrinations sur la planète. La génétique moléculaire a dévoilé ses marques : celles-ci nous révèlent que tous les Hommes sont des Afro-descendants ; que les variations d’ADN sont également distribuées à travers l’espèce humaine ; que les individus sont donc différents entre eux, pas les groupes ancestraux ; qu’en termes génétiques les races n’existent pas, les traits qui différencient les groupes n’étant que de simples adaptations épidermiques aux diverses écologies qui les ont abrités.

Il s’en suit que l’intelligence d’Homo sapiens (qui nous vient de ses gènes) varie entre les individus, mais pas entre groupes ancestraux. Toute opinion contraire renie les données de la biologie. Elle est un choix idéologique, souvent guidé par une vision narcissique de soi, une volonté de puissance, ou un effort de justification des injustices et cruautés de son groupe à l’égard d’un autre jugé inférieur. Le choix résulte aussi de l’ignorance, innocente ou délibérée, de l’Histoire, des essors et des déclins des civilisations, fruits des hommes, du milieu et des circonstances. Les peuples d’Afrique ont connu pareilles péripéties. Leur retard technologique actuel ne doit pas faire oublier les siècles glorieux de leur histoire où ils guidaient et inspiraient l’humanité toute entière. Cette mémoire est un prélude indispensable à la renaissance de l’Afrique.

 

Le Papyrus

 

  1. Disponible sur le réseau Amazon (.ca, .com, ou .fr)
  2. L’auteur, un biologiste moléculaire aujourd’hui retraité, a été Professeur au département de biochimie, microbiologie et immunologie de l’Université d’Ottawa, Chercheur biomédical à l’Institut de recherches de l’Hôpital d’Ottawa et à l’Institut de recherches

 

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