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La CENI accusée de manque de transparence dans ses dépenses

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« Il n’y a pas de transparence, nous n’avons vu aucun dossier d’appel d’offres de la CENI. La Commission électorale ne respecte pas les règles de transparence comme la loi le réclame en RDC ». Ces propos sont de Valéry Madianga, porte-parole de l’Observatoire de la dépense publique et ont été rapportés par Radio France Internationale (RFI) le lundi 10 septembre 2018.

Selon la même source, cet observatoire est un groupement de 12 organisations de la société civile spécialisées dans les questions de finances publiques. Il s’est penché sur la question de savoir comment la CENI dépense son argent. Dans un rapport publié en fin de semaine dernière, l’Observatoire de la dépense publique s’inquiète du manque de respect des procédures de passation des marchés prévues par la loi.

Pendant deux mois l’ONG a passé en revue une vingtaine de documents publics, à savoir plans de passation des marchés publics, rapport de l’autorité de régulation des marchés mais aussi des rapports de la Commission électorale sur les dépenses effectuées.

Rendant public le résultat de son travail dans un rapport publié en fin de semaine dernière, l’Observatoire de la dépense publique s’inquiète du manque de respect des procédures de passation des marchés prévues par la loi.

Ils ont constaté un certain nombre d’incohérences, comme celle-ci, à titre d’exemple, où la CENI déclare avoir dépensé 168 000 dollars de plus que ce que le gouvernement lui a octroyé comme budget entre 2014 et 2017. Comment un tel écart est-il possible ? se demande le groupement.

Le groupement a aussi constaté l’absence d’appels d’offres. Près de 80% des dépenses effectuées par la CENI se font sur autorisation spéciale, selon l’ONG, c’est-à-dire sans passer par un appel d’offres qui permet de mettre plusieurs entreprises en concurrence.

L’Observatoire de la dépense publique a formulé quelques recommandations  au Parlement pour auditer la Commission électorale sur l’utilisation des fonds alloués aux opérations électorales. Il est demandé aussi au gouvernement de limiter le recours aux autorisations spéciales pour attribuer un marché à une entreprise sans appel d’offres. Jusque-là, la CENI n’a pas réagi à ce rapport.

Au mois de juin dernier, une polémique consécutive à un contrat conclu entre la CENI et une entreprise américaine de relations publiques, Avenue stratégies,  qui propose aussi des services de lobbying.

Si le contrat conclu avec la CENI avait fait polémique, c’est que le texte signé le 1er juin pour une durée d’un an ne précise pas la nature des services proposés par l’entreprise basée à Washington. Seul y figure le montant de ses services, facturés 19 000 dollars par mois, soit 228 000 dollars pour un an. L’opposition avait accusé la CENI de dilapider les fonds publics.

JRB

 

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