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COP26 : Plusieurs pays s’engagent pour réduire le méthane

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La COP26 produit un résultat attendu par plusieurs scientifiques. Il s’agit de la réduction du méthane. Le mardi 2 novembre 2021, plus d’une centaine des pays ont signé un accord pour réduire de 30% les émissions de ce gaz d’ici 2030.

Les experts estiment que cet acte permettrait de gagner quelques fractions de degrés sur le réchauffement climatique.

Qu’est-ce que le méthane ? Selon le site Actu.Environnement.com, le méthane est gaz sans couleur se composant de molécules de quatre atomes d’hydrogène et d’un atome de carbone. Le méthane est le constituant principal du gaz naturel, combustible d’origine fossile. Il est libéré dans l’atmosphère quand la matière organique se décompose dans des environnements avec de faibles niveaux d’oxygène. Il contribue fortement à l’effet de serre tandis que sa durée de vie dans l’atmosphère est de l’ordre de la décennie. Les sources naturelles incluent les terres marécageuses, les marais, les termites et les océans. Les sources synthétiques incluent l’exploitation et la brûlure des combustible fossile, les processus digestifs chez les ruminants tels que les bétail, les paddys de riz et les sites d’enfouissement des déchets. La plus grande partie du méthane émis est décomposé dans l’atmosphère par les réactions avec les radicaux d’hydroxyle (OH). Depuis le début de la Révolution Industrielle, la concentration atmosphérique en méthane a plus que doublée, et a contribué à 20% à l’augmentation de l’effet de serre, en deuxième place seulement après le dioxyde de carbone.

Peu à peu, le méthane est devenu une variable indispensable pour maintenir le réchauffement global sous la barre de 1,5°C. Au troisième jour de la conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP26), les Etats réunis à Glasgow ont semblé en prendre conscience.

Depuis mi-septembre, les Etats-Unis et l’Union Européenne ont initié ce pacte global pour le méthane. Ils ont été rejoints depuis par des dizaines d’autres pays dont le Canada, la Corée du Sud, le Vietnam, la Colombie ou l’Argentine.

On estime que sur le papier, ces engagements pourraient représenter une avancée majeure pour le climat. Selon la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le méthane est l’un des gaz que nous pouvons réduire le plus vite et le réduire « ralentirait immédiatement le réchauffement.

Quelques jours auparavant, Inger Andersen, la cheffe du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), soulignait que comme l’a souligné le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), si le monde veut vraiment éviter les pires effets du changement climatique, nous devons réduire les émissions de méthane provenant de l’industrie des énergies fossiles.

Reste à savoir si cet engagement sera pris en compte dans la pratique.

LP

 

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