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Cinq chercheurs ont tenté de cerner le problème des inondations récurrentes dans la partie avale de la rivière N’Djili à Kinshasa

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Pourquoi les inondations sont-elles devenues récurrentes dans la partie avale de la rivière N’Djili située dans la ville de Kinshasa et jusqu’où ses eaux peuvent s’étendre ?

Cinq chercheurs, à savoir Wilfrid Lutete, Daddy Patrick Ilito Lofongo, Blaise Kamosi, Marge Bambi Tshits, Fils Makanzu Imwangana ont tenté de répondre à cette question.

Leur réponse est dans une étude intitulée « Zonage de l’aléa inondation dans les aires avales du bassin versant de la N’Djili à Kinshasa » et présentée par Wilfried Lutete lors de la conférence sur la géologie du Congo organisée en octobre 2018 par le Centre de recherches géologiques et minières (CRGM) à Kinshasa.

Dans leur conclusion, ils ont indiqué que l’analyse historique sur les inondations a permis d’avoir une lumière sur l’environnement du bassin versant et les causes des inondations dont deux facteurs causals majeurs liés à l’inondation sont l’intensité des pluies et l’auto-urbanisation du lit majeur de la rivière et/ou proximité de cours d’eau.                                                                                                                                                                           L’analyse leur a aussi permis de comprendre que le problème n’est pas lié à la pluviosité seule mais bien plus à l’auto-urbanisation du bassin, du lit de la rivière sans aménagement et en dehors des mesures de prévention adaptée aux risques.

Comme l’étude a ciblé la partie avale du bassin versant de la N’Djili soit la partie kinoise, depuis la partie amont limitée par la province du Kongo Central jusqu’à son exutoire dans le fleuve Congo, les chercheurs recommandent de tenir compte de ces différentes caractéristiques pendant la construction des collecteurs des eaux de ruissellement et des eaux usées lors de l’élaboration du plan de réaménagement du bassin versant et que l’on puisse procéder à l’éducation de la population en matière de l’environnement (mésologique), la réglementation d’occupation des sols suivi d’une bonne gestion des déchets. Ces caractéristiques sont entre autres les fortes pluies des mois d’octobre, novembre, décembre, mars et avril qui entrainent des inondations dans cette partie de la ville.

Ils ont aussi recommandé de linéariser c’est-à-dire supprimer ou réduire le nombre des méandres sur le cours de la rivière N’Djili, draguer les cours d’eau régulièrement, construire des digues solides le long de la rivière et mettre en place de services de reboisement le long des pentes, bref privilégié un aménagement durable au détriment d’une urbanisation spontanée.

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