LEPAPYRUS.CD

Site d'information sur la science

230 000 cas de COVID-19 ont été signalés à l’OMS le dimanche 12 juillet 2020.

3 min read

230 000 cas de COVID-19 ont été signalés à l’OMS le dimanche 12 juillet 2020. Près de 80% de ces cas ont été repertoriés dans seulement 10 pays et 50% proviennent de deux pays seulement. Bien que le nombre de décès quotidiens reste relativement stable, il y a beaucoup à craindre, a déclaré Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS, dans son allocution devant la presse le lundi 13 juillet 2020 à Genève.

Il estime que tous les pays sont à risque de contracter le virus, mais tous les pays n’ont pas été touchés de la même manière.

Pour lui, il y a environ quatre situations qui se déroulent à travers le monde en ce moment. La première situation est celle des pays alertes et conscients – ils se sont préparés et ont répondu rapidement et efficacement aux premiers cas. En conséquence, ils ont jusqu’à présent évité de grandes épidémies. Plusieurs pays de la région du Mékong, du Pacifique, des Caraïbes et de l’Afrique entrent dans cette catégorie. Les dirigeants de ces pays ont pris le commandement de l’urgence et ont communiqué efficacement avec leurs populations les mesures à prendre. Ils ont poursuivi une stratégie globale pour trouver, isoler, tester et soigner les cas, ainsi que pour rechercher et mettre en quarantaine les contacts, et ont pu supprimer le virus.

La deuxième situation concerne les pays dans lesquels une épidémie majeure a été maîtrisée grâce à une combinaison de leadership solide et de populations respectant les principales mesures de santé publique. De nombreux pays en Europe et ailleurs ont démontré qu’il est possible de maîtriser de grandes flambées.

Selon le directeur général de l’OMS, dans ces deux premières situations, où les pays ont efficacement supprimé le virus, les dirigeants ouvrent leurs sociétés sur la base de données, étape par étape, avec une approche globale de la santé publique, soutenue par un personnel de santé et une communauté solides.

La troisième situation constatée est celle des pays qui ont surmonté le premier pic de l’épidémie, mais qui ont assoupli les restrictions, se heurtent maintenant à de nouveaux pics et à l’accélération des cas, a-t-il dit pour ajouter que dans plusieurs pays à travers le monde, nous assistons maintenant à une augmentation dangereuse des cas, et les salles d’hôpital se remplissent à nouveau. Il semblerait que de nombreux pays perdent des gains réalisés  car les mesures éprouvées de réduction des risques ne sont pas mises en œuvre ou suivies.

La quatrième situation concerne les pays qui sont dans la phase de transmission intense de leur flambée. Ils sont dans les Amériques, en Asie du Sud et dans plusieurs pays d’Afrique. Pour le numéro 1 de l’OMS, l’épicentre du virus demeure dans les Amériques, où plus de 50% des cas dans le monde ont été enregistrés.

Rassurant, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a indiqué que les deux premières situations montrent qu’il n’est jamais trop tard pour maîtriser le virus, même en cas de transmission explosive. Dans certaines villes et régions où la transmission est intense, de sévères restrictions ont été rétablies pour maîtriser l’épidémie.

Pour lui, l‘OMS est déterminée à travailler avec tous les pays et tous les peuples pour supprimer la transmission, réduire la mortalité, aider les communautés à se protéger et à protéger les autres, et à soutenir un leadership et une coordination gouvernementaux solides.

JRB

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *