RDC : Une étude indique que les niveaux silicifiés observés dans la région de Kinshasa ne peuvent pas être utilisés comme repère stratigraphique
mars 4, 2020
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RDC : Une étude indique que les niveaux silicifiés observés dans la région de Kinshasa ne peuvent pas être utilisés comme repère stratigraphique

« Les niveaux silicifiés observés dans la région de Kinshasa ne peuvent pas être utilisés comme repère stratigraphique », ont conclu les chercheurs Mbolokala D., Mpiana C., Mees F. et Lahogue P dans une étude intitulée « Contribution à l’étude des niveaux silicifiés dans la région de Kinshasa » et présentée lors de la conférence de géologie du Congo, organisée par le Musée royal de l’Afrique centrale de Belgique avec le Centre de recherches géologiques et minières (CRGM) de la RDC.

Cette affirmation des chercheurs est appuyée par deux faits, le premier est que la silicification s’est produite au niveau des sources issues des nappes ; le creusement ultérieur des vallées provoque un abaissement des lignes de sources et la mise en place d’un nouveau niveau de silicification . Le deuxième, la silicification qui affecte les sédiments gréseux et sableux de la région de Kinshasa relève d’un mécanisme post sédimentaire.

Signalons que la silicification est la transformation d’une roche, d’un minéral ou d’un fossile, en silice. Et la silice est un composé chimique naturel qui sous diverses formes est l’essentiel des roches de la croûte terrestre continentale. Elle est constituée de dioxyde de silicium (SiO2).

Les objectifs de cette étude étaient de déterminer les conditions de formation, la position stratigraphique et l’âge relatif de ces niveaux silicifiés, afin d’affirmer si les niveaux silicifiés peuvent être utilisés comme repère stratigraphique ou pas.

La stratigraphie est l’étude de la stratification des roches sédimentaires et de l’âge relatif des terrains. En géologie, une stratification  indique un empilage, une superposition de roches sédimentaires. On nomme chacune des couches de roches (souvent de couleurs visiblement différentes) des strates.

Les 4 scientifiques estiment que la mise en place de niveaux silicifiés observés dans la région d’étude s’est opérée de la manière suivante: D’abord, en saison humide, il y a  infiltration des eaux dans les sédiments en accumulant de la silice par lessivage et va percoler à travers les sédiments le long des fractures  et des pores ; ensuite, en saison sèche, le long des fractures, la silice accumulée par les eaux est polymérisée par évaporation et précipite pour former des lentilles et des blocs (silicification discontinue). Dans les zones poreuses la réaction est la même pour former des dalles (silicification continue).

S’agissant des épisodes de silicification, ils estiment que la corrélation des sites en fonction des éléments pétrographiques aboutit au regroupement suivant :

  • Le 1er groupe: à ciment de quartz microcristallin et remplissages de quartz fibreux comprend les sites de Matshotsho, Pumbu et Boma
  • Le 2ème groupe: à ciment de quartz cryptocristallin, et à revêtements de quartz fibreux autour de grains de quartz, renferme les sites de Tchad, Lukunga et Trois Vallées
  • Le 3ème groupe: à ciment cryptocristallin et remplissages de quartz fibreux peu abondants comporte les sites de Binza et Kingantoko.

JRB

 

 

 

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